Astrologie relationnelle : planètes et mariage religieux

 

L’astrologie est l’analyse de l’influence des planètes et autres éléments cosmiques sur le comportement humain et les événements.

L’astrologie relationnelle étudie plus spécialement les rapports entre les individus. Et tout particulièrement le mariage. Car beaucoup de couples viennent en consultation pour connaître l’avenir de leur union.

Alors, comme pour n’importe qui, l’astrologue analyse « le thème astral du mariage ».

Le thème astral du mariage

La difficulté courante est de définir de quel événement on va faire le thème : mariage civil ou religieux ?

Légalement, seul compte le mariage civil qui doit, obligatoirement, se contracter avant le mariage religieux.

Cérémonie rapide, sobre et surtout, laïque. Horaire stricte, échange de consentements, bague au doigt, félicitations… Puis, l’agent municipal passe au suivant.

Tout ça peut être réglé en ¼ d’heure, comme le mariage civil de Grâce Kelly et Rainier Grimaldi, par exemple.

Dans ce cas, il est assez facile de repérer l’heure pour calculer le thème. Oui mais laquelle ? Celle de l’échange des consentements ? Du bisou ? De la signature du registre ?

Non.

Le moment propice est celui où Monsieur le Maire prononce le fameux : « je vous déclare mari et femme », qui, normalement cèle l’union.

Donc, ne quittons pas la pendule des yeux au prochain mariage !

Le temps écoulé, environ ¼ d’heure, n’impacte pas la position des secteurs dans le thème. Ou si peu qu’il est simple de rectifier.

Mais pour le mariage religieux, quelle différence !

D’abord, le lancement des réjouissances, un an à l’avance.

Ensuite, la robe de la mariée et sa traine, proportionnelle au rang social.

Puis la cérémonie avec parfois des répétitions. Interminable de protocole pour la noblesse, plus concise dans l’ordinaire, mais toujours plus fastueuse que le mariage civil.

Le prêtre : un prélat ou le curé du village, quand ce n’est pas un pasteur de Las Vegas dans son costume d’Elvis Presley.

La musique, le sermon, les textes à lire, la communion, l’échange des anneaux et le bisou final…

Sans oublier les cloches !

Bref, le mariage civil ne serait-il pas le parent pauvre du mariage religieux ?

D’autant plus que, si l’on n’a pas les yeux rivés sur l’horloge, on risque fort de rater le bon moment. Mais quelle importance puisque le couple est déjà marié civilement ?

L’astrologue établit donc le thème du mariage civil dont l’heure officielle est indiquée dans le livret de famille. Ajouter un petit quart d’heure pour plus de précision !

Pourtant, faire le thème des deux mariages est riche d’enseignement car, astralement, ils ne concernent pas les mêmes planètes.

Les planètes du mariage

Mariage égale amour : Vénus.

Mariage égale contrat : Mercure ou Saturne.

Mariage égale légalisation sociale, désir d’expansion et d’enfants : Jupiter.

N’oublions pas le secteur 7, celui du mariage.

Sexualité ? Oups ! Taboue. On oublie… Trop indécent.

C’est la tradition du mariage civil, une formalité bien éloignée de la sacralité du mariage religieux qu’on oublie.

Où alors, uniquement pour la fête, le prestige et les cadeaux.

Pourtant, certaines personnes croient encore à la valeur du mariage religieux qui, contrairement au mariage civil, est ésotériquement définitif.

Car le « sacrement » du mariage est, en réalité, un rituel magique qui unit les corps énergétiques des époux, ce qu’ignore le mariage civil. Et ces liens ne se dissolvent plus, même s’il y a divorce.

Alors, le mariage civil suffit-il pour être marié ?

Oui, bien sûr. Pour les couples non portés sur la spiritualité ou qui ne voient dans le mariage religieux qu’un passage à l’église, obligatoire mais très « modernisé », pour faire plaisir aux parents.

Là, nous restons sous les influences planétaires inférieures de Vénus (la robe, l’apparat), Mercure, (les invités, la presse), Saturne, (la solennité, la tradition), Jupiter (les cadeaux, le repas). Platitude d’une vie de couple sans lumière… jusqu’au divorce, Uranus.

Pourtant le sacrement du mariage est bien autre chose.

Le mariage religieux, rituel magique

Je me réfère à l’hermétisme chrétien enseigné par Rafaël Payeur.

La religion moderne a soigneusement occulté que les sacrements étaient autrefois une pratique magique, fondée sur l’ésotérisme : l’invisible.

Ainsi, par exemple, le baptême était un rituel « pour ouvrir les chakras », pour connecter le nouveau né aux énergies cosmiques et telluriques. Quant à l’extrême onction, c’était le rituel « pour les refermer » et ainsi, passer plus facilement de l’autre côté du voile.

De même, le rituel de préparation à la messe est tellement plein de symboles qu’en entrant et en sortant de la sacristie, le prêtre « n’est plus le même homme », tant il s’est imprégné des énergies subtiles des vêtements en rapport avec son sacerdoce.

L’enseignement religieux était fondé sur les forces « occultes » donc, invisibles et cachées. Des énergies et un savoir réservés aux seuls initiés, après qu’ils aient prouvé qu’ils en étaient dignes.

La modernisation de la religion a effacé tout cet aspect magique. Si bien qu’aujourd’hui, la symbolique ésotérique du mariage religieux a bien changé.

Pourtant, pourquoi le prêtre s’habille-t-il ainsi ? Pourquoi justement cette couleur ? Pourquoi ce geste plutôt qu’un autre ? Pourquoi trois marches à l’autel et pas quatre ? Pourquoi les époux doivent-ils s’embrasser ?

Autant de questions dont la réponse est la même. Tout est codé suivant les énergies telluriques et cosmiques, les éléments, les saisons, les orientations et surtout certains événements qu’on revit symboliquement à travers ces rituels.

Or, qu’est-ce que la magie sinon le travail sur les énergies naturelles ?

Ainsi, on peut aussi se demander pourquoi certaines figures de la spiritualité portent toujours le blanc (couleur du rayonnement) ou l’orange (couleur de la sagesse) ou le noir (couleur de la réception).

Mariage religieux et planètes

Si le mariage civil reste la référence pour l’astrologie relationnelle, on peut se pencher avec intérêt sur le mariage religieux, bien plus riche en symboles ésotériques. Et en engagement des époux.

C’est là que nous passons aux planètes trans saturniennes : Uranus, Neptune et Pluton.

Uranus est la planète de la connexion aux énergies supérieures, celles qu’on ne voit pas : les corps énergétiques des époux vont fusionner. C’est d’ailleurs le sens du baiser qu’ils se donnent : un échange d’âmes, un partage éthérique, censé celer définitivement leur couple, au-delà du temps et de l’espace.

Car cette énergie qui passe par le souffle est une offrande du plus profond de soi-même à l’autre qu’on vient d’épouser, un fluide si chargé d’intimité sincère et confiante qu’il ne devrait être partagé avec personne d’autre.

Uranus ouvre au couple le portail de la nouveauté, de l’inconnu, du voyage initiatique menant on ne sait où mais où l’on s’engage à deux avec ferveur. Chemin semé d’embuches, bien souvent, mais censé fortifier le couple et lui permettre de transcender.

Oublié « métro, boulot, dodo » et sexe du samedi soir. Le couple se construit sur des valeurs différentes, une recherche de spiritualité, d’évolution commune vers la transcendance où l’on finit par se retrouver sur des plans supérieurs, le Saadi des Hindous.

Sans aller aussi loin, Uranus permet surtout d’accepter l’autre « tel qu’il est », dans son individualité, dans son originalité et sa totalité.

Le portail Uranus mène à Neptune.

Neptune : le couple s’est construit, s’est spiritualisé sur les valeurs de respect, d’écoute et de patience. La découverte commune reste toujours enrichissante et le partage mène toujours plus loin.

Bien souvent, Jupiter s’est concrétisé dans l’arrivée des enfants qui cimentent l’union des parents dans l’objectif familial.

Neptune. Lymphatique planète qui se contente de ressentir. Car Neptune est l’astre de la contemplation, celui qui nous rend tellement sensible aux vibrations supérieures. Neptune nous ouvre à l’au-delà sonore et visible mais aussi à l’invisible qu’il nous permet de percevoir de plus en plus.

Car après la connexion d’Uranus aux mondes subtils, Neptune nous les fait visiter par les sensations.

Le couple qui atteint Neptune commence à « ne faire plus qu’un » : mêmes désirs, mêmes pensées, bien souvent. L’identification se fait spontanément et surtout naturellement. A force de vivre ensemble, le couple est devenu une entité à part entière, une fusion d’énergies « qu’il ne faut plus séparer ».

C’est souvent là que les conjoints se suivent de très près dans la mort, l’un ne supportant plus de vivre sans l’autre. Car, effectivement, un lien vital indestructible s’est créé entre les deux, un lien éthérique si puissant qu’il se poursuit au-delà de la mort où l’un appelle l’autre à le rejoindre.

Neptune : couple fusionnel et inséparable. A-t-il transcendé ? Oui, sûrement.

Peut-être pas dans la religion traditionnelle, pilier d’église, et patenôtres, mais la Foi acquise au fil du temps à travers la confiance et le soutien mutuel. La Foi en l’amour. Car, malgré les tempêtes de toutes sortes, le voilier n’a jamais pris l’eau. Il a continué à filer droit, courageusement, résistant autant aux cyclones qu’aux brisants qui jalonnaient sa route.

Son secret ? La fidélité d’abord. Valeur sûre et meilleur repère, la fidélité qui, aujourd’hui, semble ringarde, voire lassante et menant le couple à l’inévitable usure, l’habitude sclérosante.

Si, au contraire, la fidélité Saturne plus portée sur la tradition et la morale devenait une fidélité Neptune ? Fidélité d’âmes, vécue par choix et surtout par amour, cet amour qui fait que, justement, on n’éprouve pas le besoin de voir ailleurs…

Ainsi nous parle Neptune. Il nous invite à créer cette ambiance d’union si unique, si particulière, si initiatrice, qu’elle nous comble et que le couple devient le refuge toujours plus solide et profond de son âme.

C’est ce que nous propose Neptune : un partage d’âmes. On est donc bien loin de la formalité du mariage civil.

Une fois Neptune intégré, le couple peut découvrir Pluton.

Pluton inférieur : sexualité courante, fondée sur le seul plaisir, égoïste et sans amour.

Pluton supérieur : sexualité transcendée, « magica sexualis ». Elle peut mener le couple à un des éveils le plus initiatique qui soit : celui de la kundalini.

C’est le message de Pluton : si tu acceptes de te purifier, de te transmuter, de te régénérer, tu atteindras ce monde où la sexualité n’est plus du vulgaire sexe, instinctif et fonctionnel, mais un chemin vers ta Lumière intérieure pour l’illumination des chakras.

Ce voyage vécu à deux peut s’appeler Kama Sutra, par exemple. Mais, en réalité, il n’a pas grand-chose à voir avec ce mode d’emploi érotique. Avec Pluton supérieur, nous sortons vraiment du sexe et de l’érotisme pour passer à la sacralisation de l’acte sexuel. Il devient alors ce qu’il devrait toujours être : la connexion énergétique de deux êtres qui s’aiment profondément et le passage de cette énergie par les chakras, jusqu’à s’élever vibratoirement dans les plans supérieurs pour « s’unir aux Dieux ».

C’est ce que nous révèle Pluton.

Ainsi se concrétise entièrement le sacrement du mariage religieux : un aboutissement de la sexualité qui mène à l’union totale, parfaite et divine entre la femme et l’homme.

Sexe ou sexualité ?

Aujourd’hui, on a oublié que le pouvoir de procréer est un don divin. La sexualité est devenue une triste banalité, dépourvue d’amour et dont on abuse à qui mieux mieux, bien souvent avec n’importe qui et n’importe comment.

On tombe alors dans les travers de Lilith, la Lune Noire, sexualité dont le seul but est le plaisir égoïste, dénué d’amour et transformant l’autre en objet, voire en esclave sexuel.

C’est l’énergie de Lilith. Mais n’oublions pas qu’elle aussi peut être transcendée. Elle nous mène alors au stade ultime : celui où la spiritualité nous apporte bien plus que la sexualité.

Karma ou dharma

Le but karmique de la procréation est de permettre à une âme de s’incarner.

Le mariage exotérique légalise une union pour accueillir l’enfant. Mais, si le mariage civil semble suffire, bien souvent, qui connait encore la valeur ésotérique et transcendantale du mariage religieux ?

Nous arrêterons-nous à Saturne, la légalisation sociale, ou tenterons-nous l’aventure des trans saturniennes, en choisissant de re sacraliser ce qui n’est devenu qu’une formalité ?

Une question de choix… ou de Foi

agnes andersen
Astrologue, écrivain, ésotéricienne
Courriel : agnes.andersen@editionsbataille.fr

Site web : www.editionsbataille.fr
Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, si vous ne le modifiez pas et citez la source : www.energie-sante.net


Pour un meilleur partage, indiquer la source de votre lecture, en respectant le texte, y compris cette ligne.
http://etredelumiere.ordi-netfr.com/

"J’ai l’espoir que les gens ne prendront pas ce qui est dit comme la vérité,
mais la découvriront par eux-mêmes, parce que la vérité n’est pas dite, elle est réalisée."
Ne prenez rien pour vérité. La vérité, votre âme la connait, car la vérité ne s’enseigne pas « elle est ».
Prenez l’habitude de vérifier par vous-même, de vous renseigner, de vous informer et d’écouter votre sagesse intérieure. Vous avez votre Libre arbitre. Ne discutez jamais une intuition. Suivez-là. L’univers est gigantesque ! La vie dans l’univers est au-delà de l’imagination humaine ! Vous ne concevez qu’une infime partie de ce que peut être la vie..

« Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer… Après quoi nous rentrons à la maison. » Proverbe aborigène

 


Page générée en 0.000125 secondes