Pâques

 

La fête de Pâques annonce le printemps, évoque le renouveau et prépare à la Grande Parousie ou au Grand Passage. Elle signale le retour de la Lumière rénovatrice, porteuse d’une conscience accomplie, qui se libère. Elle marque le moment où toute chose, dans la Nature, revient à la Vie, grâce au Grand Rayon vert.

Au IIIe siècle, les Chrétiens ne fêtaient Pâques, comme les Juifs la Pâque, le 14 Nizan que lorsque cette date tombait après l’équinoxe du printemps. Quand il tombait après le 14 Nizan, on remettait la fête au 14 du mois suivant. Ainsi, la Chrétienté se divisait en «équinoxialistes», qui fixaient la date de Pâques comme on vient de le dire, et en «protopaschites», qui fêtaient toujours Pâques le 14 Nizan, donc souvent un mois avant leurs coreligionnaires. Ces divergences dans la célébration de la plus grande fête chrétienne devinrent un sujet de risée pour les gens. En conséquence, le concile d’Arles, en 314, ordonna que cette fête soit célébrée, partout en même temps, à une date que le pape ferait connaître par ses encycliques.

La prescription de ce concile n’étant pas observée, le concile de Nicée (325) se fit plus insistant sur le même point. Les divergences n’en persistèrent pas moins de longues années. L’unité liturgique dans la célébration de cette fête ne sera définitivement établie que sous le règne de Charlemagne. On décida qu’elle se célébrerait entre le 22 mars et le 25 avril, le premier dimanche après la première Lune du printemps, cette Lune devant coïncider avec l’équinoxe ou la suivre de près.

Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a écrit : «Jésus est venu sur la terre et il a versé son sang pour le salut de l’humanité, affirment les chrétiens.

Oui, Jésus est bien « le Sauveur », mais pas de la façon dont ils le comprennent. Car s’ils étaient vraiment sauvés, pourquoi les humains, les chrétiens y compris, sont-ils toujours tellement faibles, égoïstes, méchants ? Pourquoi se détruisent-ils et détruisent-ils leur prochain? Le sacrifice de Jésus a donc une tout autre signification. Au moment où Jésus est venu s’incarner, le chemin psychique de la terre au Ciel était obstrué. Toutes les ignominies, toutes les pensées et tous les sentiments criminels, toutes les passions déchaînées des générations antérieures avaient fait proliférer dans le plan astral une multitude de créatures monstrueuses qui empêchaient les humains, à l’exception de quelques êtres d’élite, de progresser spirituellement. Jésus s’est donc sacrifié pour libérer ce chemin ; en versant son sang, il a assouvi l’appétit de tous ces monstres, et c’est un sacrifice infiniment plus grand qu’on ne l’imagine… À partir de ce moment-là, le chemin a été ouvert pour tous. Mais c’est à chacun de faire, par lui-même, l’effort d’y marcher. Le chemin est libre, mais pour être sauvés, c’est nous qui devons le parcourir.»

Ainsi, par rapport au thème de la résurrection, tous savent que ce mot exprime diversement le retour à l’activité, le fait de reprendre vie ou le retour de la mort à la vie. En spiritualité, il s’agit de l’Initiation suprême, de la deuxième naissance ou du Retour à la Maison du Père, ce qui est le propre des vivants actifs, mais pas des morts passifs, donc de l’être qui parvient à s’extraire du troupeau de morts-vivants. Après la naissance, dans la transformation, un être peut se régénérer, se transmuter, se transfigurer, s’illuminer pour, enfin, entrer dans l’Unité ou fusionner dans la Lumière de son Créateur. Dans ce contexte, la Résurrection correspond à la deuxième phase du processus alchimique qui permet à un être d’éthériser son véhicule physique et d’échapper aux limitations et aux contingences de la matière et de la dualité.

Ainsi, la Résurrection évoque la sortie des illusions et des mensonges provenant de tout ce qui est transitoire et éphémère pour vivre en toute liberté dans l’Esprit, suite à l’entrée dans la Pureté parfaite de la Lumière du Créateur. Elle résulte de la culture de l’innocence originelle par l’alignement sur la Vie éternelle. Autrement dit, elle traduit l’élévation de la conscience de l’âme dans un plus haut degré d’amour divin dans la Vie éternelle. Elle se produit au terme des réincarnations individuelles quand un sujet a fini de construire son corps de gloire et qu’il reconquiert sa Perfection originelle.

En effet, la Résurrection désigne l’état de vie supérieur qui se gagne au terme d’une évolution individuelle qui marque le triomphe de la vie sur la mort, à la date prévue au Calendrier divin. Elle donne l’image symbolique de la transcendance du Créateur sur la vie qui n’appartient qu’à lui seul et de son omnipotence. En réalité, au sens allégorique, la résurrection désigne la transformation qui résulte d’un retournement de conscience de l’extérieur, le monde des illusions ou des apparences, vers l’intérieur, le monde des causes d’où tout provient. Elle consiste à mourir à l’ancien pour renaître au nouveau à travers les cycles évolutifs de l’Éternité. Elle doit mener à acquérir une compréhension plus vaste et plus profonde de ce qu’est la vie dans les Univers du Cosmos que Dieu a engendrés.

Un être commence sa préparation à la résurrection dès qu’il demande à vivre plutôt qu’à exister ou subsister. Par le pouvoir d’amour de l’Esprit divin qui établit sa maîtrise sur les circonstances extérieures de sa vie, elle s’accomplit chez l’être qui refuse d’accepter la mort comme une réalité et qui met tout en œuvre, centré sur l’Esprit, pour s’en donner la preuve. Ainsi, elle finit par se produire chez celui qui consacre tous ses moyens et ses énergies à son accomplissement dans le service désintéressé d’amour et de dévotion à la Source divine.

Il faut dire que la résurrection posthume, la renaissance conçue comme un retour de la mort réelle, reste fort hypothétique, voire assez aberrante et improbable, puisqu’elle implique, par nature, un passage conscient dans la gamme vibratoire supérieure. Or nul ne peut gagner son salut par interposition de personne. En outre, nul ne peut dédaigner ou mépriser le corps, son instrument d’expérimentation, même s’il est fait de matière, sans se densifier davantage. La résurrection ne peut donc s’opérer par une fuite dans l’Esprit. Rien n’est superflu dans l’être humain ni dans le Monde, pas même ce qu’il peut considérer comme mal, vil, grossier, vulgaire, mortel.

Le fait de vibrer à plein cintre, qui est le produit de la résurrection, ne conduit pas à abandonner un vêtement de chair, derrière soi, quelque part sur la planète, au moment de la mort, mais à élever les vibrations de son corps dense à un plan supérieur en lui apprenant à vibrer différemment, plus intensément. La matière, qui n’est rien d’autre que de l’Essence cristallisée, représente un tremplin d’expression, un aspect de la vie auquel il faut restaurer sa lumière première. Celui qui repousse cette vérité ferme les portes à son Essence primordiale qui ne peut plus s’exprimer convenablement pour l’illuminer jusqu’à l’élever dans l’immortalité.

C’est en aimant prodigieusement, au vrai sens de l’amour impersonnel et inconditionnel, qu’un sujet rehausse le mieux le taux vibratoire de ses atomes et de son milieu, permettant au rêve d’éternité de s’accomplir. Car il y a l’amour de l’énergie de cohésion, qui libère, en amplifiant tout, et l’amour d’affection, qui accapare et emprisonne, réduit tout. Puisque tout est modulable et perfectible à l’infini, la résurrection procède d’une modification de sa longueur d’onde, non d’un déplacement sur une Voie spirituelle, qui ne représente qu’une métaphore. Pour parvenir à ressusciter, il n’existe nulle autre prouesse à accomplir que celle-ci : il suffit de changer l’énergie centrifuge, qui accapare et disperse la conscience, en énergie centripète, qui libère et unifie la conscience, en se centrant sur son Centre divin et amoureux. À celui qui veut comprendre, on peut dire que, pour un être qui a été longtemps écartelé entre les extrêmes du haut et du bas, de la gauche et de la droite, de l’avant et de l’arrière, tout se passe dans le cœur qui unit toutes les directions.

Comme il est dommage que les religions chrétiennes, plutôt doloristes, mettent un tel accent sur les jours sombres de souffrances et de deuil qui précèdent la célébration pascale. Pour être crédible, Jésus, qui voulait témoigner de l’illusion de la mort, ne devait-il pas commencer par mourir, avant de vaincre la mort. Et n’allait-il pas donner un témoignage plus éclatant s’il choisissait la mort la plus atroce et la plus ignominieuse de son époque? Et si on sait que, dans la perspective du libre arbitre individuel, le salut par procuration n’est pas possible, donc que Jésus n’est pas mort pour racheter l’humanité du péché, puisqu’il était un Maître spirituel, allait-il souffrir autant qu’on le pense en acceptant d’être immolé?

Car la propension doloriste des Églises chrétiennes résulte d’une incompréhension de la notion du salut qui impose de chercher à gagner le ciel par la privation, le sacrifice, voire la mortification. Pourtant, nul n’arrivera au salut par cette voie masochiste qui implique le mépris des aspects plus denses de la Réalité divine ou cosmique plutôt que leur rehaussement vibratoire pour tout ramener dans l’Unité primordiale. La résurrection ne peut se produire en remplaçant la fuite dans la matière par la fuite dans l’Esprit, elle ne peut s’accomplir que par la fusion du Ciel et de la Terre, donc de l’Esprit et de la Matière.

Dans la vie de Jésus, qui a atteint l’État christique au moment de sa transfiguration sur le mont Thabor, c’est la démonstration du fait que la mort n’a pas d’effet sur un corps illuminé par la foi et l’amour vrai qui importe. Son vrai message, c’est que la vie physique ne trouve d’importance que par l’usage qu’on en fait. Elle a été donnée à chacun pour qu’il évolue en apprenant à se connaître lui-même, à travers de lui-même, afin de se redécouvrir l’égal du Ciel et des dieux. Autrement dit, elle lui a été donnée pour que, dans sa vie en incarnation, il démontre qu’il peut échapper aux limitations apparentes du monde en centrant son esprit sur l’Esprit de Vie, présent en chacun.

Dans cette perspective, tous les aléas de la Passion de Jésus prennent une autre signification : autant la trahison de Judas que la fuite des disciples, le reniement de Pierre et le mépris de la foule. On réalise que, avant leur incarnation, elles font partie de l’harmonisation du contrat de vie de divers acteurs de choix pour rendre la démonstration de Jésus retentissante, véritablement glorieuse. Alors, par son sublime destin, il invite bien davantage l’humanité à suivre son exemple d’un engagement ferme et d’un service désintéressé, afin d’opérer son propre salut en participant à l’Illumination de la planète et de ses créatures, qu’à déplorer son sort et à se complaire personnellement dans des souffrances bien intentionnées, mais vaines et inutiles, voire aberrantes. Jésus a apporté au monde un message d’amour dans la fraternité et la solidarité de manière à mettre un terme à toutes les divisions idéologiques et à toutes les autres oppositions.

Ainsi, la fête de Pâques devrait amener tout être humain à contempler le pouvoir infini de celui qui sait se reconnaître comme un Fils de Dieu. Et, fort de cette vision, elle devrait l’inviter à bâtir une nouvelle sagesse sur des fondements stables comme l’amour universel, la gratitude infinie, la paix intérieure, la joie sereine, le respect d’autrui, l’acceptation mutuelle dénuée de jugement, l’échange spontané et le partage généreux, l’émerveillement devant les beautés de la Nature qui revit, la confiance en Dieu. Mais cela implique que, à l’instar de Jésus, un être sache mourir à l’ego et aux vaines tentations du monde pour renaître à l’Esprit divin qui l’habite.

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Dans le monde, les gens célèbrent la fête de Pâques de façons assez différentes, selon les pays. Cependant, la chasse aux œufs de Pâques reste l’une des traditions les plus populaires l’entourant. On en organise en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède, en Suisse, au Canada, aux Etats-Unis, en Malaisie, en Australie, au Brésil, aux Philippines, même chez les Chrétiens de l’Inde. Alors, les parents cachent des œufs, avec d’autres confiseries, dans le jardin familial, et, au signal, les enfants courent les chercher. À certains endroits, amusant moyen pour les voisins de se retrouver et de fraterniser, on préfère organiser des chasses collectives dans tout le quartier avant l’arrivée de Pâques.

Au Royaume-Uni, en Australie et aux États-Unis, on procède à la parade du bonnet de Pâques. Les écoliers australiens parcourent les rues qui jouxtent l’école portant des chapeaux décorés de grandes oreilles de lapin ou des costumes de poules pour récolter des œufs de Pâques et des chocolats. Les petits Britanniques créent souvent de larges chapeaux décorés de fleurs de saison. Mais, d’habitude, comme cela arrive souvent, ce sont les jeunes Étasuniens qui portent les plus gros bonnets.

Dans nombre de pays, on recourt à un animal symbolique, plus souvent qu’autrement, un lapin de Pâques, pour la distribution de douceurs aux enfants. Sauf qu’on préfère retenir un lièvre en Suède, en Allemagne, en Autriche et en Suisse, contrairement au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada et à l’Australie est bien connu car il vient distribuer des confiseries aux jeunes enfants. C’est ce qui explique que les chocolats de Pâques prennent souvent la forme d’un lapin à croquer.

En revanche, en France, comme dans d’autres pays catholiques, ce sont les cloches de Pâques, de retour de Rome, qui sont les responsables de cette manne qu’elles ont laissé tomber dans les jardins familiaux. Il faut dire que, dans en Australie, on considère les lapins comme un fléau, puisqu’ils ravagent l’environnement. D’ailleurs, on y mène une grande campagne afin de leur substituer un «bilby de Pâques», ce petit marsupial du désert en voie de disparition doté d’une longue queue et de grandes oreilles comme le lapin. Les gens continuent d’offrir des lapins, mais ils achètent aussi de plus en plus de cet animal, aussi appelé «bandicoot lapin».

Pour les Chrétiens, Pâques est la fête traditionnelle la plus sacrée et la plus ancienne. Elle remonte encore plus loin que le la fête juive la plus ancienne, la Pâque juive. À ce propos, ces deux fêtes sont célébrées à la même période, souvent dans la même semaine. La Pâque juive se déroule sur toute une semaine en souvenir de l’exode des Juifs hors d’Égypte. Pour les Chrétiens, comme la plupart le savent, Pâques commémore la résurrection de Jésus après sa crucifixion.

En Autriche, il n’y a qu’un seul événement pour fêter religieusement Pâques. Entre le Jeudi Saint et la messe du Dimanche de Pâques, vous n’entendez plus les cloches des églises sonner : selon les traditions religieuses, elles se sont toutes envolées pour Rome. À la place, les «Ratschenbuben» (enfants de chœur avec crécelles) parcourent les rues. Ils font beaucoup de bruits avec leurs instruments de bois, alors qu’ils chantent et récitent des prières.

De nombreuses traditions qui entourent la célébration de Pâques ne participent ni de la tradition chrétienne ni de celle des Juifs. Par exemple, le mot anglais qui désigne désormais Pâques, «Easter», comme le mot allemand «Ostern», prennent leurs racines dans la tradition germanique. Autrefois, vers la même époque, dans les régions celtiques et germaniques, on allumait des feux de joie ou des roues de feu, qu’on lançait dans des pentes, pour rendre hommage au soleil. Même l’œuf très coloré de Pâques, un symbole de fertilité, qui reste très populaire, dérive d’une tradition païenne d’origine égyptienne. De nos jours, dans de nombreux pays, les œufs servent encore à marquer l’arrivée der Pâques. C’est notamment le cas en Allemagne, en Autriche, en Suisse, même en Inde. À la fin du Carême, on peint des œufs durs, on décore des arbres ou des bosquets de figurines en bois et d’œufs évidés et peints. Les gens achètent ou préparent également des pains sucrés de Pâques agrémentés de raisins secs.

Partout où Pâques se fête, l’aliment de prédilection est le chocolat. C’est le cas au Royaume-Uni, au Brésil, en Allemagne, en Australie, aux États-Unis, en Autriche, en Suisse, en Suède, en Espagne, en France, au Canada, en Inde et même en Malaisie. Toutefois, en Malaisie, Pâques n’est généralement pas l’objet d’une grande fête puisque le pays est, à majorité, musulman. Pour autant, les enfants ne déprécient pas de dévorer quelques chocolats. En Espagne, les personnes qui célèbrent Pâques profitent, par exemple, de magnifiques sculptures de chocolat en forme de château de conte de fée ou de bateau de pirate. C’est notamment le cas en Catalogne, au nord de l’Espagne.

Mais Pâques ne fait pas que songer aux confiseries. Par exemple, au Brésil, nombreux sont ceux qui suivent la tradition de jeûner le Vendredi Saint, même s’ils ne sont pas très pratiquants. En outre, on apprécie le fait de proposer un plat à base de morue à la Portugaise, même si le prix de cette denrée ne cesse de grimper, la rendant assez chère pour la famille brésilienne moyenne.»

Dans un Mexique très catholique, célébrer Pâques avec du chocolat et des lapins n’est pas très bien vu puisque la population locale observe strictement la Semaine sainte qui se déroule du Jeudi Saint au Dimanche de Pâques. Mais cela ne signifie pas pour autant que la majorité des familles respecte le rituel qui consiste à s’abstenir de viande le vendredi, entre le Mercredi des Cendres et la fête de la Résurrection.

Ce rituel est également populaire en Inde, où les familles chrétiennes ne mangent pas de viande ou de mets sophistiqués pendant le Carême. Par respect, certaines personnes vont jusqu’à sacrifier leurs activités de loisirs et de divertissement. Toutefois, ils placent l’argent économisé par cet arrêt temporaire de leurs petits plaisirs dans une boîte et ils l’offrent, à Pâques même, à l’église qu’ils fréquentent.

L’Espagne, un pays très catholique, respecte également de nombreuses traditions culinaires appartenant à la période de Pâques. D’ailleurs, l’une d’elles peut faire un grand tort. En effet, dans le nord-est du pays, les gens ont l’habitude de préparer une pâtisserie typique contenant à l’intérieur un œuf entier (ce qui comprend la coquille) dans l’intention de la caser sur la tête des personnes présentes.

Les mets de Pâques sont populaires partout dans le monde. Au Royaume-Uni et en Australie, on fourre des petits pains chauds de fruits secs et d’épices, traçant une croix dessus pour symboliser la Résurrection. On les déguste le Vendredi saint. En Irlande et au Royaume-Uni, on consomme, depuis le Moyen Âge, un riche gâteau aux fruits, comportant onze boules de pâtes d’amande à la surface, pour représenter les douze apôtres, Judas en moins.

Dans l’hémisphère sud, Pâques marque le point tournant entre les mois chauds de l’hiver et le refroidissement du printemps. Les familles profitent généralement des derniers jours doux pour prendre des vacances, avant l’arrivée du froid, partant en camping ou se dirigeant au bord de la mer. Du reste, cette période coïncide avec les premières vacances scolaires suivant Noël.

Mais il subsiste, dans certaines régions du monde, des rituels de Pâques plus étranges. Par exemple, au Brésil, persiste la coutume de «battre Judas», le disciple qui a trahi Jésus. Heureusement, le traître est représenté par un épouvantail en paille que les gens pendent dans la rue pour le détruire. On n’hésite pas à lui associer un politicien impliqué dans des scandales. N’empêche qu’on sait organiser des célébrations plus joyeuses, au «Sábado de Aleluia», le samedi de Pâques, alors qu’on organise un carnaval dans plusieurs localités pour célébrer la fin du Carême.

Autre fait curieux, en Suède, la fête de Pâques ressemble étrangement à l’Halloween. Les enfants se déguisent en sorcières, revêtus d’une longue jupe et d’une écharpe bien serrée et munis d’un balai et d’un petit chaudron pour recueillir des bonbons dans le voisinage, n’oubliant pas de se dessiner deux ronds de blush et de fausses taches de rousseur sur les joues.

Aux Philippines, Pâques marque le début des vacances d’été des enfants. À ce moment, on organise le «salubong» pascal, soit la «rencontre», une procession organisée très tôt le matin, soit avant l’aube. Les hommes du village forment un cortège, rassemblés derrière l’image du Christ ressuscité, tandis que les femmes en forment un autre, derrière l’image de la Vierge Marie, voilée de noir pour la circonstance. Quand les deux groupes finissent par se rejoindre à l’église, ils fraternisent pour symbolise la rencontre de consolation entre Jésus et sa mère après la résurrection. C’est à ce moment-là que des petites filles, déguisées en ange, s’approchent de la Vierge Marie pour lui retirer son voile de deuil, ce qui transforme immédiatement la célébration en fête joyeuse.

Dans l’hémisphère nord, puisque la période de la Semaine sainte, qui culmine avec la Résurrection, à Pâques, peut, plus souvent qu’autrement, coïncider avec des jours froids, les célébrations se passent surtout à l’intérieur des églises. N’empêche que si la douceur des jours le permet, parce que le printemps commence, on peut assister à des chasses aux œufs et à d’autres jeux enfantins. En France, les familles se rassemblent généralement pour partager l’agneau pascal et le gâteau de Pâques.

En Allemagne, l’agneau représente aussi un plat populaire pour la circonstance, même si les enfants peuvent refusent d’en manger, préférant voir ces petits animaux rester vivants et gambader dans les prés. En revanche, ils n’ont pas l’habitude de s’opposer à la participation à des feux de joie, qui peuvent servir de premier barbecue de l’année et qui se tiennent partout dans le pays. Les amis et les familles s’y réunissent pour manger et boire. Le feu de joie est souvent le premier barbecue de l’année.

Le cierge de Pâques ou cierge pascal désigne une longue chandelle de cire allumée à l’aube de Pâques, après la longue veillée du Samedi saint, et qui doit brûler jusqu’à la Pentecôte. Le célébrant qui s’occupe de le bénir, l’allume au «feu nouveau» du bûcher dressé sur le parvis de l’église. Cet objet comporte obligatoirement une croix rehaussée de cinq grains d’encens, représentant les cinq plaies du crucifié; l’alpha et l’oméga, deux lettres de l’alphabet grec, symbolisant le commencement et la fin de toutes choses, puisque la vie de Dieu est éternelle; et les quatre chiffres de l’année courante.

Mais il faut aussi parler des cloches de Pâques. Après l’hymne du Gloria de la messe du jeudi saint, veille de la mort de Jésus sur la croix, les cloches se taisent, en signe de deuil, jusqu’au Gloria de la veillée pascale. Selon la tradition, on dit qu’elles se rendent à Rome pour se faire bénir et pour chercher des œufs qu’elles se chargeront de répandre, au retour, dans les jardins afin que les enfants, égayés, puissent les chercher et les recueillir au matin de Pâques avec joie.

Selon la tradition chrétienne, l’eau de Pâques, une eau vive, doit être récoltée avant le lever du soleil, le jour de la Résurrection du Christ. La cueillette de l’eau de Pâques se fait en eau courante, très propre, pouvant être puisée dans une source, un ruisseau, une rivière ou un fleuve, mais jamais dans une mare, un puits ni un lac. On dit que ce liquide, cueilli selon les rites anciens, possède le pouvoir de guérir les maladies de la peau et de soulager nombre de maux.

Dans la Tradition catholique, Pâques fleuries désigne le dimanche des Rameaux.

© 2012-2016 Bertrand Duhaime (Douraganandâ) Note : Autorisation de reproduire ce document uniquement dans son intégralité –donc sans aucune suppression, modification, transformation ou annotation, à part la correction justifiée d’éventuelles fautes d’accord ou d’orthographe et de coquilles– veillant à en donner l’auteur, Bertrand Duhaime (Douraganandâ), la source, www.facebook.com/bertrand.duhaime, ou le site www.lavoie-voixdessages.com, et d’y joindre la présente directive, en tête ou en pied de texte.


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"J’ai l’espoir que les gens ne prendront pas ce qui est dit comme la vérité,
mais la découvriront par eux-mêmes, parce que la vérité n’est pas dite, elle est réalisée."
Ne prenez rien pour vérité. La vérité, votre âme la connait, car la vérité ne s’enseigne pas « elle est ».
Prenez l’habitude de vérifier par vous-même, de vous renseigner, de vous informer et d’écouter votre sagesse intérieure. Vous avez votre Libre arbitre. Ne discutez jamais une intuition. Suivez-là. L’univers est gigantesque ! La vie dans l’univers est au-delà de l’imagination humaine ! Vous ne concevez qu’une infime partie de ce que peut être la vie..

« Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer… Après quoi nous rentrons à la maison. » Proverbe aborigène

 


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